Après un mois de juillet recordMeteolux observe "une tendance au réchauffement des étés"

Leonie Nestler
adapté pour RTL Infos
Cette année, le Luxembourg a connu son deuxième mois de juillet le plus ensoleillé depuis que les relevés existent, confirmant ainsi la tendance d’un été exceptionnellement chaud après un mois de juin record.
© Federico Respini / Unsplash / Domaine public

Avec une température moyenne de 19,9 °C, juin 2026 a été le mois de juin le plus chaud depuis le début des relevés en 1947. Juillet a confirmé cette tendance.

Voilà ce qui ressort du dernier rapport de Meteolux. RTL a interviewé Luca Mathias, météorologue chez Meteolux.

Avec près de 361 heures d’ensoleillement, le mois dernier a été le deuxième mois de juillet le plus ensoleillé jamais mesuré au Luxembourg. Seul le mois de juillet 2022 a enregistré davantage d’ensoleillement, 377 heures précisément.

Selon le météorologue, cette situation s’explique principalement par une zone de haute pression située au-dessus de l’Europe occidentale et centrale :

"Cela s’explique par le fait que nous avons connu en juillet un fort flux de hautes pressions, c’est-à-dire des situations anticycloniques fréquentes provenant des Açores. Et lorsque la pression atmosphérique était un peu plus basse, nous conservions malgré tout une certaine stabilité en altitude, ce qui a permis aux masses d’air présentes de s’assécher puis de se réchauffer. En général, nous avons donc eu des situations météorologiques à grande échelle qui ont davantage favorisé la dissipation des nuages et l’absence de précipitations que l’inverse."

Le temps n’a pas seulement été plus ensoleillé, il a aussi été nettement plus chaud et plus sec. En juillet, la température moyenne au Findel a atteint 21,2 °C, soit un peu plus de deux degrés au-dessus de la moyenne de référence. Les précipitations ont pour leur part été nettement inférieures à la normale.

"Si l’on considère le cumul des précipitations depuis avril, juillet inclus, nous n’avons mesuré qu’environ 150 litres par mètre carré au Findel. Normalement, on serait plutôt autour de 270 à 280 litres par mètre carré", explique Luca Mathias.

Les incendies de forêt actuellement observés en Europe illustrent également cette situation. Il est aussi remarquable que les cinq mois de juillet les plus ensoleillés aient tous été enregistrés après 2005.

"Lorsque nous examinons nos statistiques des 20 à 30 dernières années, on observe clairement une tendance au réchauffement des étés. Et pas seulement les étés, mais aussi toutes les autres saisons, cela signifie que ça peut être attribué au changement climatique. En d’autres termes, la probabilité de connaître des étés comme celui que nous vivons actuellement, augmente avec le changement climatique", constate le météorologue.

Tous les étés ne seront pas exceptionnellement chauds à l’avenir. Mais la tendance est nette. Il faudra de plus en plus se préparer à des situations extrêmes, telles que des vagues de chaleur et de longues périodes de sécheresse.

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