Pas tous convaincusSur les 68 producteurs laitiers de Prolek, 50 rejoignent Luxlait

Marc Hoscheid
adapté pour RTL Infos
Les 18 autres exploitations vont suivre des voies différentes. Certaines vont cesser leur activité, tandis que d’autres devraient rejoindre un groupe néerlandais.
Sur les 68 membres de la coopérative Prolek, 50 rejoignent Luxlait.
© René Pfeiffer

Après l’annonce, mi-septembre, d’un accord de coopération entre les producteurs laitiers de la coopérative Prolek et Luxlait, on sait désormais combien d’exploitations ont effectivement signé le contrat. Sur les 68 membres de Prolek, 50 rejoignent Luxlait.

Parmi les 18 autres, selon le président de Prolek Vic Wirtz, deux vont rejoindre une laiterie à laquelle ils livraient déjà auparavant en même temps qu'à EKABE. Une demi-douzaine d’exploitations vont cesser leur activité, tandis que pour les autres, leur future orientation n’est pas encore tout à fait claire. Ces dix exploitations n’auraient pas souhaité rejoindre une laiterie organisée sous forme de coopérative, comme l’est Luxlait. Les explications de Vic Wirtz :

"Nous respectons pleinement la décision prise par chaque exploitation. Chacun était libre et a pu décider librement de ce qu’il souhaitait faire. Ce qui nous réjouit particulièrement, c’est que nous pouvons emmener avec nous de nombreux jeunes chefs d’exploitation, avec en outre une production moyenne par exploitation très élevée."

Il semblerait par ailleurs que ces dix exploitations rejoignent le groupe néerlandais Royal A-ware. La question de savoir si les exploitations qui n’ont pas signé avec Luxlait resteront membres de Prolek n’est pas encore tranchée. En tout état de cause, rien ne devrait changer avant le 1er avril de l’année prochaine. C'est en effet le 1er avril 2027 que les contrats que les 68 exploitations avaient conclus avec EKABE arriveront à échéance. Le groupe français Lactalis, auquel appartient EKABE, avait annoncé fin mai qu’il ne poursuivrait pas sa collaboration avec les agriculteurs luxembourgeois.

Le directeur de Luxlait, Gilles Gerard, se dit certes satisfait, mais souligne également qu’il espère à l’avenir un changement de comportement de la part des consommateurs.

"Sauver des exploitations et conserver une agriculture vivante net dépend pas uniquement de Luxlait bien évidemment. Et lorsqu'on choisit un produit luxembourgeois, ou Luxlait bien évidemment, fabriqué avec du lait luxembourgeois, on soutient directement les producteurs, les emplois, l'économie et la souveraineté alimentaire au pays et ça, je trouve que c'est vraiment important. Et la solidarité, elle doit aussi se traduire dans les choix qu'on fait en fait autant que consommateur chaque jour dans les magasins."

Il reste maintenant à valider les contrats et les volumes. Et comme il s’agit de volumes importants, la collecte doit encore être organisée. Si tout se déroule comme prévu, le sauvetage définitif de ces 50 exploitations pourrait être célébré la semaine prochaine.

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