
Sur ordre du parquet, une perquisition a été menée à son domicile. La suspecte a ensuite été arrêtée et présentée à un juge d’instruction. Les autorités rappellent que fournir un compte bancaire pour des opérations de blanchiment est passible de jusqu’à cinq ans de prison et d’une amende pouvant atteindre 1.250.000 euros. Les sommes concernées — ou leur équivalent — sont systématiquement confisquées.
Si cette infraction s’inscrit dans l’activité d’une organisation criminelle, les peines peuvent grimper entre 15 et 20 ans de réclusion, conformément à l’article 506‑5 du Code pénal.
La police profite de cette affaire pour renouveler ses avertissements concernant les tentatives de phishing liées au passage de Payconiq à WERO. Les escrocs exploitent la transition pour pousser les victimes à divulguer leurs données ou à valider des transactions frauduleuses.
Les autorités recommandent aux personnes touchées de réagir immédiatement : – bloquer leurs cartes bancaires et de crédit via Worldline au +(352) 49 10 10 ; – suspendre leur convention LuxTrust au +(352) 24 550 550 ; – contacter leur banque pour faire bloquer le compte WERO, demander une suspension temporaire du compte principal et introduire une demande de remboursement pour les transactions illégales.
Une affaire qui rappelle que les fraudeurs s’adaptent rapidement — et que les “money mules”, volontaires ou naïves, restent au cœur de leurs méthodes.