
"Malheureusement, le nombre de victimes dans le district de Boutcha s'élève désormais à 37", a indiqué sur Telegram Timour Tkatchenko, qui avait précédemment fait état dans la matinée de 27 morts.
L'entrepôt semblait stocker des "objets explosifs", ont déclaré les procureurs ukrainiens, qui ont ouvert une enquête pour négligence criminelle.
Les autorités n'ont pas donné de détails sur la nature de l'installation.
La Russie comme l'Ukraine ont intensifié leurs frappes de longue portée l'une contre l'autre ces derniers mois, provoquant des incendies et portant les pertes civiles à des niveaux record.

Des journalistes de l'AFP ont vu une énorme colonne de fumée noire s'élever au-dessus des banlieues ouest de la capitale, tandis que les autorités indiquaient que l'entrepôt était toujours en feu.
Parmi les morts figure Taras Didych, maire du village de Dmitrivka, a-t-il ajouté.
Les procureurs ukrainiens ont annoncé l'ouverture d'une enquête.
"Le 28 août vers 20h10 (17h10 GMT), un engin aérien sans pilote (...) a frappé le site d'une entreprise dans la ville de Myla", a indiqué le bureau du procureur général d'Ukraine. Myla est une ville en périphérie à l'ouest de Kiev.
"Un incendie de grande ampleur s'est déclaré sur le site de l'entreprise, et des détonations ont commencé", a-t-il ajouté.
Le bureau du procureur a précisé que son enquête porterait sur "la légalité du (...) stockage d'objets et de matériaux explosifs sur le site de l'entreprise", ainsi que sur le fait de savoir si la société, dont le nom n'a pas été divulgué, disposait des "autorisations et agréments nécessaires".
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rappelé dans un message sur X l'interdiction de stocker des munitions "près des habitations ou d'autres zones résidentielles". "Les conclusions appropriées seront assurément tirées", a-t-il écrit.
Le Premier ministre Serguiï Koretsky a exprimé ses regrets qu'une "leçon" n'ait pas été retenue après une précédente attaque meurtrière en juillet à Vyshneve, près de Kiev, contre un dépôt de munitions.
Cette enquête avait mis en lumière de graves manquements de la part de l'entreprise publique, qui ne respectait pas les normes malgré la proximité d'immeubles d'habitation.
"Dans la cinquième année de l'invasion à grande échelle, répéter encore et encore les mêmes erreurs relève de la négligence criminelle", a-t-il déclaré sur Telegram. "Tous les responsables, sans exception, doivent subir une lourde punition pour que de telles situations ne se reproduisent jamais".