
L’organisation, qui représente les lycéens et étudiants luxembourgeois ainsi que les Luxembourgeois poursuivant leurs études à l’étranger, rappelle que la solidarité entre jeunes "ne s’arrête pas aux frontières".
Comme dans plusieurs pays européens, les établissements scolaires français sont confrontés à un manque d’enseignants, mais les revendications des lycéens vont bien au‑delà. Ils dénoncent l’absence de matériel essentiel, des infrastructures détériorées et des problèmes de sécurité dans certains bâtiments publics : alarmes incendie défaillantes, manque de produits d’hygiène, présence de rats ou de moisissures. Autant de situations qui peuvent représenter un risque pour la santé des élèves et du personnel.
Pour l’UNEL, ces dysfonctionnements sont liés à un manque d’effectifs et de financements. L’organisation insiste sur le fait qu’investir dans l’éducation revient à investir dans l’avenir de la société.
Elle critique également les violences policières rapportées lors de manifestations, rappelant que la majorité des jeunes mobilisés sont mineurs. L’UNEL condamne toutes les violences, y compris celles commises par certains manifestants, mais estime qu’elles ne peuvent justifier une répression collective ou disproportionnée.
Enfin, l’organisation pointe les inégalités socio‑économiques qui touchent particulièrement les lycéens des quartiers défavorisés, notamment en Seine‑Saint‑Denis. Chaque élève, souligne‑t‑elle, devrait pouvoir étudier dans un environnement sûr et digne, indépendamment de son lieu de résidence.
Comme le résume Andreas Turki, secrétaire général adjoint : "Le niveau et les conditions d’éducation ne devraient pas dépendre de la position sociale ou du code postal des élèves".