Lundi soir, une première attaque a touché la station balnéaire de Gelendzhik, sur les rives de la mer Noire. Selon les autorités russes, sept personnes, dont trois enfants, ont été tuées et une quarantaine d’autres blessées. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux — authentifiées par Reuters — montrent un drone s’abattant sur une plage fréquentée, suivi d’une explosion violente.
Le gouverneur de la région de Krasnodar, Veniamin Kondratyev, a dénoncé une attaque "délibérée" visant des civils, affirmant que 17 blessés avaient été transférés en urgence à l’hôpital. Le ministère de la Santé a ensuite évoqué 21 personnes hospitalisées, dont neuf dans un état grave.
Les autorités locales ont dépêché une équipe médicale spécialisée sur le site d’Arkhipo-Osipovka, une zone touristique intégrée au complexe de Gelendzhik. La diplomatie russe a accusé l’Ukraine de "terrorisme", tandis que Kyiv n’a pas réagi dans l’immédiat. Ces derniers mois, l’Ukraine a intensifié ses frappes en profondeur sur le territoire russe, ciblant principalement des infrastructures industrielles, tout en affirmant ne pas viser de civils.
Moins de douze heures plus tard, une nouvelle attaque a été signalée mardi matin dans la région de Moscou. Le gouverneur Andreï Vorobyov a indiqué que les défenses aériennes avaient intercepté plusieurs drones, mais qu’une frappe avait provoqué des incendies dans la zone industrielle de Novoselki, notamment dans un entrepôt. Selon un premier bilan, cinq personnes ont été tuées et six autres blessées.
Ces deux incidents surviennent alors que la guerre, entrée dans sa troisième année, continue de s’étendre au-delà des lignes de front. Les autorités russes accusent régulièrement l’Ukraine de viser des zones civiles, tandis que Kyiv rappelle que les villes ukrainiennes sont frappées quotidiennement par des missiles et drones russes.
Les deux attaques de lundi soir et mardi matin illustrent une nouvelle fois l’escalade des frappes à longue portée qui touchent désormais des régions éloignées du front.