
Le ministre insiste sur la nécessité de préserver le modèle luxembourgeois, fondé selon lui sur une culture du compromis et une coopération étroite entre gouvernement, patronat et syndicats. Il cite la Tripartite comme exemple d’un dialogue social qui, à ses yeux, a permis de retisser des liens avec les organisations syndicales.
Sur la situation en Allemagne, Gilles Roth voit dans les mauvais résultats de la CDU et la progression de l’AfD un signal d’alarme. Il évoque des enquêtes d’opinion où les électeurs déçus pointent des promesses non tenues, un manque d’attention envers la classe moyenne et une pression fiscale jugée trop élevée. Autant de facteurs qu’il estime devoir être pris au sérieux au Luxembourg pour éviter les mêmes dérives.

Concernant le Premier ministre Luc Frieden, le ministre des Finances relativise les sondages défavorables. Pour lui, "les sondages ne sont qu’une photographie du moment" et il n’exclut pas que Luc Frieden puisse se présenter comme tête de liste CSV en 2028, si tel est son souhait.
Gilles Roth réaffirme son soutien à la réforme des pensions et au système de répartition, qui doit selon lui rester le premier pilier du modèle luxembourgeois. Il rejette l’idée d’un passage à un système capitalisé.
Sur les incidents de drones autour du Findel, il appelle à prendre ces menaces "très au sérieux". Il promet les moyens budgétaires nécessaires pour protéger les infrastructures critiques et insiste sur l’importance de s’appuyer sur l’expertise internationale en matière de sécurité.
Le ministre évoque une évolution positive des recettes de l’État, tout en mettant en garde contre une hausse excessive des dépenses.
Il défend le maintien du numerus clausus dans la fonction publique, afin de limiter les créations de postes. Le recrutement doit selon lui se concentrer sur les besoins réels : police, armée, éducation.
La réforme fiscale prévue pour 2028, estimée à 880 millions d’euros, est présentée comme un investissement dans le pouvoir d’achat. Elle doit mieux refléter les réalités familiales actuelles et renforcer l’imposition individuelle.
Gilles Roth rejette les critiques selon lesquelles la réforme profiterait surtout aux hauts revenus, rappelant qu’elle s’inscrit dans un ensemble de mesures sociales, incluant des hausses des allocations familiales, des améliorations du Chèque‑service‑Accueil et d’autres dispositifs.
Sur l’index, il reste inflexible : aucune modification n’est envisagée. Pour lui, l’indexation automatique est un pilier du modèle social luxembourgeois et un outil essentiel pour préserver le pouvoir d’achat.
À propos du dossier du Musée des Sports, Gilles Roth admet que "tout n’a pas été optimal". Il estime que des leçons ont été tirées, notamment sur la nécessité d’informer correctement le Conseil de gouvernement avant de signer des accords. Il reconnaît aussi que l’application du droit des marchés publics comporte parfois des "zones grises", d’où l’importance de solliciter des avis juridiques.
Concernant le projet de la Croix‑Rouge à Howald, il défend la participation financière de l’État à hauteur de 38 millions d’euros pour le plateau transfusionnel.
Il annonce un projet de loi pour encadrer clairement ce financement et insiste sur le fait que le choix du projet n’a pas été fait en dehors des procédures publiques.