Risque de méningiomeLe ministère de la Santé recommande de ne pas arrêter la minipilule sans avis médical

Claude Zeimetz
adapté pour RTL Infos
Il y a deux semaines, l’Agence nationale de sécurité du médicament en France avait, dans un courrier adressé à plus d’un million et demi de femmes, mis en garde contre les risques potentiels pour la santé liés aux micropilules.
Les contraceptifs à base de désogestrel augmenteraient le risque de méningiomes.
Dans un communiqué, le ministère de la Santé recommande de ne pas interrompre la prise de la minipilule sans avis médical.
© LOU BENOIST/AFP

Ces contraceptifs à base de désogestrel pourraient notamment entraîner un risque accru de méningiomes, c'est-à-dire des tumeurs, généralement bénignes, des méninges entourant le cerveau et la moelle épinière.

Dans un communiqué officiel publié jeudi, le ministère luxembourgeois de la Santé recommande aux femmes concernées de ne pas arrêter leur pilule de leur propre initiative et sans avis médical si elles prennent ce type de contraceptif. La très grande majorité des femmes qui utilisent une telle "minipilule" ne développeront jamais de tumeur, précise le communiqué. Le risque augmenterait toutefois avec la durée d’utilisation de ce contraceptif. Les femmes de plus de 45 ans seraient également davantage exposées.

Concrètement, il est recommandé de poursuivre normalement la prise de ce type de minipilule, afin de ne pas courir le risque d’une grossesse non désirée. Il n'est pas non plus nécessaire de consulter un médecin en urgence en l’absence d’antécédents de méningiomes ou de symptômes suspects. Les patientes qui se posent des questions sont invitées à en parler à leur médecin lors de leur prochain rendez-vous.

De manière générale, il est recommandé de réévaluer régulièrement sa contraception avec son médecin, en fonction de son âge, de ses besoins, de son mode de vie et des indications médicales.

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