
De nombreux drones avaient été aperçus dans le ciel luxembourgeois en fin de semaine passée, au courant du week-end, et encore ce lundi 21 septembre 2026.
Pour faire le point sur ce qu'il qualifie d'"événements liés à des signalements répétés de drones" et tenter de dissiper des craintes nées au sein de la population - qui fait évidemment le rappochement avec des faits comparables à l'aéroport de Berlin la veille et à Leipzig récemment - le gouvernement de Luc Frieden s'est présenté ce jeudi devant la presse, avec trois ministres épaulés par le haut-commissaire à la Protection nationale, le directeur de l'Administration de la navigation et le directeur général de la Police grand-ducale.
Le Premier ministre Luc Frieden a d'emblée reconnu que ce phénomène "s'est passé pour la première fois au Luxembourg". Avant d'annoncer que via ces "événements" qui ont conduit à la fermeture répétée de l'aéroport du Findel aux vols, "nous avons été confrontés à une nouvelle réalité ici au Luxembourg." Celle de drones qui volent dans le ciel luxembourgeois et qui représentent un danger potentiel pour la sécurité.
Le discours des trois ministres se voulait à la fois factuel et rassurant puisqu'"il n'y a pas eu de danger pour la population", a répété Luc Frieden. Mais il n'a pas levé le doute sur la question de leur dangerosité réelle et de leur provenance. Fait est que "ce ne sont pas des drones achetés dans un commerce, mais qui sont de taille plus grande", a assuré le Premier ministre.

"On ne sait pas de quels drones il s'agissait", a expliqué Andrea Drescher directeur de l'Administration de la navigation (ANA). Avant de rappeler aux journalistes, se faisant plus pressants, qu'"il faut d'abord détecter les drones, les identifier, et ensuite les neutraliser s'ils constituent une menace".
Et "si un drone a 1 mètre ou 2 mètres ça risque de mettre en danger des vies humaines. Il faut peser le pour et le contre. C'est pour cela qu'on ne tire pas simplement sur un drone. Il y a un risque de dommages plus important", a précisé Luc Frieden.
"La détection est une bataille technologique. Et tout ne peut pas être rendu public, si on veut conserver une longueur d'avance à l'avenir", a prévenu
Andrea Drescher. Mais dans cette épisode de drones supsects qui a gêner le trafic aérien "nous n'étions pas plus mal lôti qu'un grand aéroport à l'étranger", a assuré le directeur de l'ANA.
Pas de conclusion donc "par rapport à qui est à l'origine. Une communication d'un gouvernement doit être correcte et non spéculative. On n'est pas encore à un tel point ou on puisse faire une déclaration 100% correcte", a dit Luc Frieden se gardant de faire tout rapprochement avec la situation en Ukraine, mais en évoquant l'actualité liée aux drones perturbateurs.
"Le gouvernement luxembourgeois a réagi et continuera de le faire dans l'intérêt du pays", a solennellement annoncé le Premier ministre. Assurant à plusieurs reprises que, sous la coordination du Haut Commisariat de la Protection nationale, "les autorités ont très bien collaboré. C'est un signe que le Luxembourg fonctionne bien aussi dans de telle situation", retient Luc Frieden.
Une "bonne collaboration" qui a fonctionné avec l'aéroport" et "aussi la France et la Belgique, qui nous ont accompagné de leurs bons conseils pour que nous puissions bien gérér la situation. Tout comme les Etats-Unis et l'Allemagne. Merci aux pays voisins", a lanvcé Luc Frieden, avant d'expliquer qu'aucun pays ne peut gérer ce type de situation seul. Ne serait-ce qu'à cause des différents types de drones et des nombreuses solutions nécessaires à leur déctection.
"Le gouvenement n'a pas découvert les drones" avec ce fâcheux épisode, puisque la thématique a été abordé plusieurs fois déjà. Pas plus tard qu'en mars "nous avons adopté un plan spécifique drones au sein qui est en phase de mise ne oeuvre".
L'Etat a déjà acheté plusieurs drones pour anticiper ce genre de situation mais va étoffer ses équipements. Leurs achats prévus dans le budget 2027 seront anticipés: "On va les acheter dès cette année", a assuré Luc Frieden. "Nous investissons dans le sécurité intérieure et extérieure pour être prêts pour toutes les situations. Police et Armée seront dotées pour faire face".
Le Plan national drone qui devra "être adpaté régulièrement" sous l'autorité du Haut Commissariat, a expliqué la ministre de la Défense Yuriko Backes pour qui "la loi sur l'aviation doit être adaptée et renforcée."
Pour la ministre de la Défense, le Luxembourg est confronté à "des menaces hybrides " et "il n'y a pas une seule solution. La collaboration doit se faire à tous les niveaux avec les pays voisins et alliés". Sa toute première priorité est le sécurité aéroportuaire. Du vendredi au samedi, le Findel a été fermé "près de trois heures et lundi soir, l'aéroport était fermé encore une heure par précaution", a-t-elle expliqué.